
سجِّل! أنا عربي
ورقمُ بطاقتي خمسونَ ألفْ
وأطفالي ثمانيةٌ
وتاسعهُم.. سيأتي بعدَ صيفْ
فهلْ تغضبْ؟


سجِّل! أنا عربي
ورقمُ بطاقتي خمسونَ ألفْ
وأطفالي ثمانيةٌ
وتاسعهُم.. سيأتي بعدَ صيفْ
فهلْ تغضبْ؟

Jamais été n’a été aussi chargé. Je ne dis pas « vacances » non seulement parce que j’ai infiniment de respect pour ce mot, mais aussi et surtout parce qu’avoir son bac, de nos jours, n’est plus suffisant pour jouir de vacances bien méritées… Des déplacements à ne plus compter (Supratour et l’ONCF n’ont plus de secret pour moi), des révisions à ne plus pouvoir se limer les ongles et une suspension dans le vide à donner le vertige à un oiseau. « Qui suis-je ? » était une question mystère, et « Je suis un 17 » ne la satisfaisait visiblement pas. Et c’est seulement là qu’on réalise que le bac s’est bien foutu de nos gueules d’intellos… Pire ! On a même payé le prix fort, plus au propre qu’au figuré, puisque T.Bien a troqué le VTT de mon caprice vieux de plusieurs années en une bicyclette… statique. Mr. Chaïbi a cru bien faire, je veux bien le croire, mais j’aurai besoin de temps pour lui pardonner… Qui a dit que « Le Bac est la clé du bonheur » que je le castre ?!
Allons, revenez, ce n’est qu’une façon de parler…

Chouette, c’est le début de l’été ! Résolutions : chasser tous les parasites mentaux. Donner sa chance à un amoureux transi au physique ingrat, que Dame nature a gratifié d’autres qualités appréciables. Vivre en somme. D’amour et d’eau de mer, caressée par les rayons du soleil…
Lire la suite ‘Positiver… Célibattante en sait quelque chose’
…et qui fait danser plus que des pas…

Cette page s’annonce, on peut le dire, comme le seul contenu Spécial NON MARIAGE du magazine, mais c’est célibattante qui en a décidé ainsi, histoire de s’offrir, elle aussi, une tribune, pour faire porter haut sa voix. Et pour commencer, elle informe tous ses aimables détracteurs qui font une fixation sur sa condition “pathétique” que :
Elle se sent tout à fait jeune, jolie, avec un ego proportionnel au sentiment de fierté que suscite en elle, la vision de son reflet dans la glace. Pourtant, dès qu’elle fait un pas dehors, le zzzzzz persécuteur recommence et ce, dès qu’elle reçoit le coup de fil de cette coconne de Lamia, chagrinée par son week-end “vide” où ne sévit pas la moindre perspective de se mettre un prétendant sous la dent. Dans le genre métaphore, ça se décline noir sur blanc en : “sans mec, on serait donc vieille, moche, seule et surtout inutile à tout autre emploi”. Célibattante se sent des poussées d’urticaire et a autant envie d’envoyer au diable la société marocaine que sa copine Lamia !
Nostalgie des temps heureux..

Il aurait peut-être fallu que le bac soit un bel inconnu pour m’inspirer, ou -il est toujours bon de nuancer comme dirait le monsieur- un enfant qui se serait perdu dans les lacets de son insouciance, ou un caprice qui aurait oublié le chemin pour finir entre les doigts d’une fantaisiste, ou, ou, ou…

Je te parle à toi et à personne d’autre, n’en doute pas une seconde, c’est à toi que je m’adresse. Sans sens fondus dans la masse et visibles à la grande loupe, sans expressions enflées vicieusement arrachées à l’inspiration, sans mots pompeux recherchés dans le fin fond de je ne sais quel caprice, et ce n’est malheureusement pas tout. Nos bonnes vieilles sales habitudes qui nous ont si savamment tenus compagnie sont à mettre au placard le temps d’un pincement de cœur douloureux à me glacer le sang dans les veines et tout ce qui coule dedans, y compris toi, doux arsenic de mon cœur, mon amour exécré, je te crache. Et je me souviens…

Je suis amoureux. Je sais, à mon âge… Quand j’avais 5 ans et que je disais à ma mère que dans ma classe il y avait une fille qui avait « une bouche comme un petit cœur et des yeux grands comme ça ! », elle me prenait dans ses bras pour me mouiller le cou de larmes de joie, et le lendemain même, en me déposant à la maternelle, elle cherchait partout des yeux la dulcinée de son petit unique en me répétant des « Elle est où ? Elle est où ? » que je taisais d’un signe de doigt discret, et c’était les « Qu’elle est jolie ! Comment s’appelle la fifille ? Viens faire bisou à tata… » qui prenaient la relève. Bref, tout ça pour vous dire que les temps changent et qu’être amoureux à vingt ans, ça craint.
Dit-on...